Un regard sur la Banlieue


 La situation de quelques 200 communes de banlieue en France reste préoccupante.

" Aujourd'hui,

la crise percute et angoisse particulièrement



les jeunes. "



     Il est plus difficile que partout ailleurs de s'en sortir, là où tous les handicaps, toutes les difficultés semblent concentrés, là où les chances de réussite sont parfois moindres...

     Alors que la banlieue voit se développer de multiples projets économiques et artistiques, bien souvent leur accessibilité reste difficile pour les jeunes les plus démunis culturellement et socialement.

     La Seine-Saint-Denis est un département « jeune » : près d’un tiers de sa population a moins de 20 ans. Dans certains quartiers prioritaires, le taux de chômage des jeunes continue d’atteindre plus de 44%. Les jeunes résidents en zone urbaine sensible connaissent plus fréquemment des parcours marqués par la délinquance, la déscolarisation, le chômage ou l’inactivité. Pour beaucoup d’adolescents, l’accompagnement éducatif est une priorité.


     Afin de répondre aux besoins d’adolescents et de jeunes adultes en grande difficulté, en carence éducative et relationnelle, il faut y croire. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas seulement d’une attention, d’un investissement affectif ou de la satisfaction de leurs besoins matériels. Ils sont aussi à la recherche d’adultes les soutenant dans des rêves possibles et des désirs réalisables qui leur permettent de redonner du sens à une trajectoire de vie.


     De nombreuses réalisations d’aides spécifiques aux jeunes en difficulté sont nées, autant dans le secteur sanitaire et social qu’au travers des circuits de l’éducation nationale et du milieu associatif. Il ne s’agit pas là de modèles à suivre à la lettre, mais de nouveaux modes d’exercice, de nouveaux programmes à étudier pour répondre à ces situations de souffrance psychique d’adolescents et de jeunes adultes.

     La souffrance des jeunes apparaît comme un révélateur et un amplificateur de la souffrance d’une société. Certains jeunes marginalisés de banlieue ne font pas confiance aux structures d’accueil traditionnelles.

     Pour ces jeunes en rupture sociale et scolaire, il faut encore  inventer d’autres types d’apprentissages qui permettent d'appréhender l'échec ou les difficultés sans la menace permanente de l'exclusion.